Au Menza pri kolitu (traduction approximative : cantine de l'auge).
Il y a des jongleurs qui jonglent et des acrobates qui acrobatent.
Manza c'est une des salles qui compose Metalkova qui est quand meme plus qu'un squat. Mais ne peux pas vous en dire plus sur ce qu'est Metalkova et sur comment c'est possible ce genre d'endroit proche du centre de la capitale de la Slovénie.Il y a beaucoup de choses qui se passent ces derniers jours, voici en vrac intéressant ce que trouve (toujours été surpris par la formulation á la Ronsard : »et pour ce aimez moi, cependant qu'etes belle«) :-Allant á la grande librairie pour trouver quelques livres, se demandant si Tintin est traduit en slovene et bien oui. Acquiert Tin et le sceptre d'Otokar qui se dŕoule dans un pays petit méconnu aux us et coutumes pareils, allons savoir oú Hergé alla puiser son inspiration.
Remarquable : regardant les calendriers disponibles pour egayer le coin de chambre oú je m'allonge nuitament sur un lit.Dans la salle principale du magasin, il y a, bien en évidence parmi quelques autres calendriers grands formats, les dominants tous, comment dire : á ĺ'aide d'un combiné téléphonique, une plantureuse se frotte le sanctuaire á la page »Januar«.Et le photographe nous epargne la peine de nous imaginer á quoi ressemble son anatomie intime précitée. Une image quasi pas erotique tellemement elle est explicite, tronant au mileu d'une papeterie grand publique oú des mémés viennent acheter leur carte de voeux.
Il y a une installation lumineuse representant le cosmos, l'univers, une galaxie ce genre de chose, qui surplombe une rue TRES passante en plein centre. Lorsque la nuit, les petites ampoules dessinent clairement des etoiles, Saturne et son anneau, une grosse planete entourée de meteores qui fusent en orbite.
Mais en journée sans eclairage, on ne voit qu'une sphere rosatre qu'on assimile rapidement a un ovule geant guetté par des spermatozoide frenetiques. Le matin ce dernier week-end, depuis l'appartement on entend un accordeon jouant invariablement le meme air qui n'est pas laid. On ne percoit pas les accentuation du rhytme, du haut de l'immeuble, seulement des nappes de melodie par intermittence entre trois voitures et un autobus
La scene des rastas : celle lá survenu hier soir, elle est assez incroyable parce que difficilement imaginable a moins d'etre un scenariste tordu qui met ses protagonistes dans des situations un peu de merde.
RDV avec Simon le lundi 10/12 á 16h45. Le rejoins pres du conservatoire »philharmonia«. Á coté de Simon est assis »Moden«, il est bulgare. Il parle un anglais de paquet de Corn flakes en roulant les R comme une tondeuse á gazon :
-»Yes, it is veL-L-L-L-y best, man !«
Echangeons de quoi nous retrouver plus tard, lá oú Moden dort provisoirement avec des amis : je sais seulement qu'ils sont musiciens comptant sur leur production acoustique pour financer leur trajet jusqu'en Espagne. Ils ne veulent pas beg tonight, faut dire que ça caille sec, ils restent á jouer entre eux au »Rog«. Sous ce nom rugueux il y a un squat davantage que Metalkova.
Apres un tour de visite avec Simon, qu'il me montre le lieu oú dort Moden et ses amis vagabonds, nous retournons á Metalkova oú j'assiste au jonglage en commencçant á écrire ce texte. A 19h, retourne au Rog, c'est un ancienne usine de fabrication de vélo durant la Yougoslavie. Desaffectée oú se trouve maintenant des ateliers d'artistes au dela de l'Underground.
Se frayant un passage dans l'obscurité jusqu'á l'escalier principal, apres la porte qui donne sur un hangar que des skaters unsympathetic retapent en installant des rampes, virant sans menagement de leur espace tous les curieux comme nous. Au premier etage, croise Moden et Gael qui sont en route pour dehors des instruments á la main.
»Putain la galere« est l'enoncé qui synthetise l'histoire de Gael le français dans les Balkans oú il se rendit pour participer á un »gathering Rainbow«. Ce serait comique s'il en etait sorti mais lors de notre entrevue, il acheve de s'endetter pour payer une caisse pourrite, il se dirige vers -2°C pour faire la manche en pleine nuit, hum. Et ce n'est pas fini attendez. Je propose des euros pour qu'il n'aille pas faire le con et se paye l'essence necessaire pour rentrer plus proche.
Il refuse poliment mais il accourrera une heure plus tard pour accepter. Entretemps ai rencontré les amis de Moden qui sont des rastas respectivement bulgare, greque et slovene.
On joue la musique mais ils semblent posseder une meilleure connaissance des techniques de roulage de cigarettes qui font rire que des musiques des Balkans.
Le rasta slovene il joue du djembé sur la musique que produit son ordinateur, il est relié á un bafle fait á la maison constitié de hauts parleurs de toutes tailles montés sur ce qui ressemble a un imposant panier en osier pourvu de bretelles pour le porter au dos. Il ferme les yeux en tapant de maniere assez arythmique sur le reggae diffusé, et ça lui demande une concentration incroyable.
Dans cette ambiance particuliere, nos phrases en anglais se ponctuent progressivement de »you know, man !«, »hey, Man !«, tandis que l'ami bulgare roule les R et les cigarettes.
»It's quite c-L-L-L-azy, man !«.
Mais brusquement, Moden se pointe en demandant une lampe becauze the-L-L-e iz a p-L-L-oblem wiz someone d-L-L-L-L-unk outside. Nous sortons et la situation est suffisament confuse pour que tous les habitants de Rog se retrouve dan la cour. Ce que j'ai compris, c'est que, de meche avec le gardien imposé par la municipalité qui garde l'entré, un type a frappé a plusieurs reprises Gael qui rentrais, puis l'a menacé avec un couteau. Ce type est un small guy qui a l'air assez dingo, un petit blondinet sec en chemise bleu qui a l'air assez fier de lui lorsqu'il est entouré de personnes qui lui demande pourquoi il en arrive lá. Sur ce, il colle un coup de poing á la femme la plus proche en s'enfuyant dans un batiment desaffectés oú dorment quelques squatteurs. Il sera finalement pris par la police, et je vais recuperer mes affaires en conseillant á Gael de rentrer en France repenser á tout ça au lieu d'aller vendre sa caisse ripoute en Croatie, il s'apprete á y retourner.
Bientot des relations des choses de l'organisation Slovenska filantropija avec laquelle je travaille maintenant.
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1 commentaire:
et pour ce nous te lisons cependant que sommes ébahis par les choses de ta relation à l'est...hum...et qu'impatients attendons la suite.
Quant à l'autre il frappe une femme et se carapate! Couard!
Gaffe à tes frusques et à ce qu'il y a dedans.
klo-ture
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