A Metelkova, petek (=Vendredi) 21/12/07 au soir.
Il y a de l'animation de maniere generale. Les types qui au debut de la nuit prennent soin d'eviter de marcher dans les flaques d'eau de la cour, se retrouvent 3 heures et un certains nombres de canettes plus tard á patauger hagard.
Il y a des petits groupes rasmblés autour de morceaux de bois flambant, certains pour faire mijoter le plat qu'il vendent au cours de la soirée, les autres pour se rechauffer les orteils.
S'approchant d'un foyer en cours d'allumage, demande ce qui est cours par ici. Un mec qui a posé la question au responsable du projet repond :
- Oh, he said that he will put his dick in the water.
Et moi d'entamer á la voix les notes d'un riff guitaristique de Deep Purple bien connu que eux s'empresse de reprendre en choeur en modifiant quelque peu le refrain.
Apres j'ai un coup de vieux obtenu ainsi : escaladant sans crier gare l'echelle bizarre menant au sommet d'une tour de guet bricolée á coup de ferraille, me retrouve face á un groupe de vieux lyceen qui me fixent en silence. Peu apres avoir vainement essayé de cacher leur materiel de confection de cigarettes qui font rire, il finissent par avouer m'avoir pris pour quelqu'un de la police.
Qu'on se le dise : la police slovene se promene mal rasée en blouson noir avec des gants et sac á dos oranges, une canette á la main. De surcroit, elle parle un anglais de pacotille.
lundi 24 décembre 2007
Des collines environnantes
16.12.2007 á 14h 30
En train de boire un šokolašo á 1euro30 sur un des sommets de Veliki rakovnik, á Cankariev vrh. Une marche entamée apres avoir tournée pour trouver le chemin qui permet de penetrer dans les forets du coin. Mon logement á 3 km du centre est á 800 m de la foret.
Par ici, il y a quelques chose a voir avec Ivan Cankar, dont le buste presente un mince moustachu qui a l'air d'avoir fait des choses dont la nation lui est reconnaissante.
Un gros serveur rigole des mots en ma direction, puis reponse
»-Slabo govorim slovensko.
-Where are you from ?
-Govorim francozko in...
- (quelque chose a un autre employé)«
L'autre employé :
»-Ah bonjour comment allez vous (sert la main) vous etes français moi aussi.«
Puis s'en va honorer une commande d'un meme elan.
Il y a 2 piliers de bar de sommets de colline attablé á côté. Un a une jambe qui l'oblige á des bequilles mais ils sont tous 2 fin bourrés. Ils repetent par intermittence »fourty five« ensuite retombent dans leur biere. Peut etre ils aimeraient bien que le type á côté d'eux il leur paye une tournée en parlant des mots slovenes sommaires. Mais il ne fait qu'ecrire en se taisant.
Alors ils tapent des poings sur la table qui bougent et ils parlent fort en guettant ma reaction. Alors j'ecris qu'il font bouger la table en me taisant encore plus, alors ils tapent. Donc il y a quand meme interaction.
Puis il parta de nouveau sur les sentiers forestiers rejoindre le parc Tivoli et le parterre devant l'administration des université de Ljubljana oú il a rendez vous pour son echange cours de slovene versus cours de français avec Daša.
Daša elle est »prostovoljec« - prononcer plostovoliettss = benevole - á Slovenska Filantropija (S.F.). Elle fournit des cours de slovene aux gens non-slovenes stockés á l'A.C, et parfois aux gens non-slovenes français qui slab-govorim-francozko. Ah on rigole mais j'ai quelques craintes pour ses eleves habituels car on s'eparpille dans toutes les directions lexicales : au sein d'une meme seance, evocation des couleurs aux ustensiles de cuisines en passant par les commandes au bar. Donc on en vient rapidement a des considerations pedagogiques á exprimer en anglais.
En train de boire un šokolašo á 1euro30 sur un des sommets de Veliki rakovnik, á Cankariev vrh. Une marche entamée apres avoir tournée pour trouver le chemin qui permet de penetrer dans les forets du coin. Mon logement á 3 km du centre est á 800 m de la foret.
Par ici, il y a quelques chose a voir avec Ivan Cankar, dont le buste presente un mince moustachu qui a l'air d'avoir fait des choses dont la nation lui est reconnaissante.
Un gros serveur rigole des mots en ma direction, puis reponse
»-Slabo govorim slovensko.
-Where are you from ?
-Govorim francozko in...
- (quelque chose a un autre employé)«
L'autre employé :
»-Ah bonjour comment allez vous (sert la main) vous etes français moi aussi.«
Puis s'en va honorer une commande d'un meme elan.
Il y a 2 piliers de bar de sommets de colline attablé á côté. Un a une jambe qui l'oblige á des bequilles mais ils sont tous 2 fin bourrés. Ils repetent par intermittence »fourty five« ensuite retombent dans leur biere. Peut etre ils aimeraient bien que le type á côté d'eux il leur paye une tournée en parlant des mots slovenes sommaires. Mais il ne fait qu'ecrire en se taisant.
Alors ils tapent des poings sur la table qui bougent et ils parlent fort en guettant ma reaction. Alors j'ecris qu'il font bouger la table en me taisant encore plus, alors ils tapent. Donc il y a quand meme interaction.
Puis il parta de nouveau sur les sentiers forestiers rejoindre le parc Tivoli et le parterre devant l'administration des université de Ljubljana oú il a rendez vous pour son echange cours de slovene versus cours de français avec Daša.
Daša elle est »prostovoljec« - prononcer plostovoliettss = benevole - á Slovenska Filantropija (S.F.). Elle fournit des cours de slovene aux gens non-slovenes stockés á l'A.C, et parfois aux gens non-slovenes français qui slab-govorim-francozko. Ah on rigole mais j'ai quelques craintes pour ses eleves habituels car on s'eparpille dans toutes les directions lexicales : au sein d'une meme seance, evocation des couleurs aux ustensiles de cuisines en passant par les commandes au bar. Donc on en vient rapidement a des considerations pedagogiques á exprimer en anglais.
Kulturshock
Dans la salle amenagee par les membres du centre social du ROG.
Avais sous estime l'agitation de ces lieux en n'apercevant que le coin des rastas balkaniques. Ici, il y a des projections de films, des discussions organisées, des militants d'Argentine, des USA, de Slovenie, d'Italie.
2 films :
- le premier est une emission intitulé "the pinky show" dont le theme est "how to solve illegal immigration".
Recommande chaudement : http://www.pinkyshow.org/
On peut y visionner l'emission en question, c'est assez efficace.
- Le 2e est intitulé "fraternité et amitié" en slovene ne me rappelle plus, du nom d'un projet de construction d'autoroutes entamé durant la Yougoslavie.
C'est une enquete sur les conditions de travail des ouvriers qui travaillent actuellement sur le chantier de renovation de ces voies rapides. La quasi-totalité de ces ouvriers est originaire de Bosnie, du Kosovo, certains de Bulgarie et de Macedoine. Ils travaillent de 12 heures par jour dans des conditions indignes pour de quoi subvenir aux besoin d'une famille restée au pays. Les plus jeunes non mariés racontent en rigolant leur tentatives repetés dans les discoclub du coin oú ils flambent leur salaire. Les enqueteurs prennent soin d'identifier chaque ouvrier en lui demandant de se presenter, l'endroit oú il est né, laissant filtrer ce qu'ils aiment faire et qui ils sont, sortis de l'anonymat de leur combinaison de travailleur de la route.
Assez incroyable aussi, ai pu recycler les quelques expressions de moore appris au Burkina Faso. En recontrant Louis qu'ici les slovenophone prononce "Louisse", originaire d'un village de l'Est de la Côte d'Ivoire. Il doit etre a peu pres aussi surpris que moi de pouvoir prononcer quelques formules de politesse en sa langue maternelle. Ne y yungo, kiemame ? Puusa barka, id be nidaare sont celles dont me rappelle. A la guitare execute une melodie qu'avais transmis Jacob Salem, ce musicien mossi qui etait autrefois un des assistants de l'ex-mogo naaba local, racontait ses anecdotes lors de nos rencontres sur les bancs au Centre Culturel Français de Ouagadougou.
Le pourquoi de comment c'est possible rencontrer probablement l'unique mossi de Slovenie est ainsi :
Le 22/12/07 á 15h30, me rends a l'Asylum Center (A.C.) afin de rencontrer ceux qui ont lu les affiches traduites en plusieurs langues que j'avais affiché un peu partout. Mais echec total, d'abord je dois discuter 15 minutes avec les gardiens qui me disent que personne de n'est autorisé a rentrer sans l'autorisation special de Katarina. Ce dont ni Helena, ni Ajda dont j'avais demandé les conseils pour fixer une date de reunion judicieuse, ne m'avait prevenu. Peut etre aussi parce que les gardiens sont simplement arbitraires. Mais ils me laissent finalement rentrer, pour constater que personne parmi les gens stockés au centre n'a repondu a l'appel. Je vais donc commencer ce que j'ai envie de faire avec Sunny et Kennedy, a savoir des cours de guitare, et des cours d'anglais et de slovene (modestement je peux proposer d'apprendre avec ceux que ça interesse en apportant un peu de methode et de la documentation) puis nous verrons quels autres modes de communication plus efficaces on peut employer ici. Donc je repars dans la neige vers le centre ville avec mon sac, ma guitare, le gateau au chocolat et les boissons qui serviront finalement bientôt.
Pour aller á l'A.C. depuis le centre ville, il faut prendre le bus 6 direction Mestni Log. C'est assez loin au dela du "ring", la rocade disait on a Toulouse, la circulaire disait on a Ouagadougou. Bref une fois descendu a l'avant dernier arret, il faut marcher 10 mn pour passer sous le dit ring, cheminer sur un petit pont surmontant une riviere d'un emeraude sale oú glapissent des canards frais.
Á 100m de l'entré de l'A.C., sur le trottoir de gauche, il y a par terre un crapaud de belle taille ecrasé. Pour qui n'est pas familier avec la texture de la peau, on peut le confondre aisement avec un sachet rabougri, mais c'est bien une combinaison integrale de crapaud qui n'en finit pas de se decomposer au climat glacial de ce pays. A chaque passage, il repond present, plus ou moins recouvert d'un voile de neige evoquant du zeste de noix de coco.
Une fois en ville, un passage par Metelkova qui est desesperement desert, alors redirection vers l'arret de bus le plus proche poue rentrer, attente vaine du Bus 25 durant 30 mn, bifurcation par le Rog oú peut etre il y a les rastas aux R roulant.
Mais personne, alors apercois une lumiere dans un des batiment, j'entre et je rencontre 3 types : Louis, et les 2 autres me rappelle plus du prenom, un est iranien l'autre est bosniaque.
l'iranien est en train de cuisiner, je propose le gateau au chocolat et les boissons contre le plat de resistance. Marché conclu. Le soir, les membres du centre social du Rog se pointent et les evenements pre-cités se produisent. Ca tombent bien, ils sont riches d'enseignement sur les relations avec les choses de l'Est et d'au dela parfois.
P.s : le titre du message est le titre d'un groupe. "a great band" commente celle qui m'ecrit la reference des artistes et du morceau sur lequel tout le monde danse tard dans la nuit dans la grande piece chauffé au poele en fonte.
Avais sous estime l'agitation de ces lieux en n'apercevant que le coin des rastas balkaniques. Ici, il y a des projections de films, des discussions organisées, des militants d'Argentine, des USA, de Slovenie, d'Italie.
2 films :
- le premier est une emission intitulé "the pinky show" dont le theme est "how to solve illegal immigration".
Recommande chaudement : http://www.pinkyshow.org/
On peut y visionner l'emission en question, c'est assez efficace.
- Le 2e est intitulé "fraternité et amitié" en slovene ne me rappelle plus, du nom d'un projet de construction d'autoroutes entamé durant la Yougoslavie.
C'est une enquete sur les conditions de travail des ouvriers qui travaillent actuellement sur le chantier de renovation de ces voies rapides. La quasi-totalité de ces ouvriers est originaire de Bosnie, du Kosovo, certains de Bulgarie et de Macedoine. Ils travaillent de 12 heures par jour dans des conditions indignes pour de quoi subvenir aux besoin d'une famille restée au pays. Les plus jeunes non mariés racontent en rigolant leur tentatives repetés dans les discoclub du coin oú ils flambent leur salaire. Les enqueteurs prennent soin d'identifier chaque ouvrier en lui demandant de se presenter, l'endroit oú il est né, laissant filtrer ce qu'ils aiment faire et qui ils sont, sortis de l'anonymat de leur combinaison de travailleur de la route.
Assez incroyable aussi, ai pu recycler les quelques expressions de moore appris au Burkina Faso. En recontrant Louis qu'ici les slovenophone prononce "Louisse", originaire d'un village de l'Est de la Côte d'Ivoire. Il doit etre a peu pres aussi surpris que moi de pouvoir prononcer quelques formules de politesse en sa langue maternelle. Ne y yungo, kiemame ? Puusa barka, id be nidaare sont celles dont me rappelle. A la guitare execute une melodie qu'avais transmis Jacob Salem, ce musicien mossi qui etait autrefois un des assistants de l'ex-mogo naaba local, racontait ses anecdotes lors de nos rencontres sur les bancs au Centre Culturel Français de Ouagadougou.
Le pourquoi de comment c'est possible rencontrer probablement l'unique mossi de Slovenie est ainsi :
Le 22/12/07 á 15h30, me rends a l'Asylum Center (A.C.) afin de rencontrer ceux qui ont lu les affiches traduites en plusieurs langues que j'avais affiché un peu partout. Mais echec total, d'abord je dois discuter 15 minutes avec les gardiens qui me disent que personne de n'est autorisé a rentrer sans l'autorisation special de Katarina. Ce dont ni Helena, ni Ajda dont j'avais demandé les conseils pour fixer une date de reunion judicieuse, ne m'avait prevenu. Peut etre aussi parce que les gardiens sont simplement arbitraires. Mais ils me laissent finalement rentrer, pour constater que personne parmi les gens stockés au centre n'a repondu a l'appel. Je vais donc commencer ce que j'ai envie de faire avec Sunny et Kennedy, a savoir des cours de guitare, et des cours d'anglais et de slovene (modestement je peux proposer d'apprendre avec ceux que ça interesse en apportant un peu de methode et de la documentation) puis nous verrons quels autres modes de communication plus efficaces on peut employer ici. Donc je repars dans la neige vers le centre ville avec mon sac, ma guitare, le gateau au chocolat et les boissons qui serviront finalement bientôt.
Pour aller á l'A.C. depuis le centre ville, il faut prendre le bus 6 direction Mestni Log. C'est assez loin au dela du "ring", la rocade disait on a Toulouse, la circulaire disait on a Ouagadougou. Bref une fois descendu a l'avant dernier arret, il faut marcher 10 mn pour passer sous le dit ring, cheminer sur un petit pont surmontant une riviere d'un emeraude sale oú glapissent des canards frais.
Á 100m de l'entré de l'A.C., sur le trottoir de gauche, il y a par terre un crapaud de belle taille ecrasé. Pour qui n'est pas familier avec la texture de la peau, on peut le confondre aisement avec un sachet rabougri, mais c'est bien une combinaison integrale de crapaud qui n'en finit pas de se decomposer au climat glacial de ce pays. A chaque passage, il repond present, plus ou moins recouvert d'un voile de neige evoquant du zeste de noix de coco.
Une fois en ville, un passage par Metelkova qui est desesperement desert, alors redirection vers l'arret de bus le plus proche poue rentrer, attente vaine du Bus 25 durant 30 mn, bifurcation par le Rog oú peut etre il y a les rastas aux R roulant.
Mais personne, alors apercois une lumiere dans un des batiment, j'entre et je rencontre 3 types : Louis, et les 2 autres me rappelle plus du prenom, un est iranien l'autre est bosniaque.
l'iranien est en train de cuisiner, je propose le gateau au chocolat et les boissons contre le plat de resistance. Marché conclu. Le soir, les membres du centre social du Rog se pointent et les evenements pre-cités se produisent. Ca tombent bien, ils sont riches d'enseignement sur les relations avec les choses de l'Est et d'au dela parfois.
P.s : le titre du message est le titre d'un groupe. "a great band" commente celle qui m'ecrit la reference des artistes et du morceau sur lequel tout le monde danse tard dans la nuit dans la grande piece chauffé au poele en fonte.
vendredi 21 décembre 2007
Un spectacle de Noel
Encore a Celica, l'hotel qui est une prison dont la reconversion des cellules offre des chambres d'hotel. La connexion y est toujours aussi gratuite, a la disposition du 3e zouave venu. Il y toujours un groupe de types qui semblent né en Inde d'apres les textes des sites qu'ils consultent, qui consulte des images d'amis á coté d'une voiture, des sites de chat romantique.
Sur une table, il y a un prospectus annonçant : hrepenenje duže, avec une photo d'un mec barbu gris qui sourit travaillé en tenue immaculée, comme un gourou : de la meditacija en perspective.
Flash info : le type d'á coté consulte un site d'Indian industry.
Reprenons :
Helena, the boss of social workers in ASYLUM CENTER, coordonne la chose. Helena est une petite dame qui aime Albert Camus même si c'est difficile. Elle marche vite á petits pas bruyants de ses talons aiguilles. Comme tous les social workers de la maison, elle porte une blouse blanche qui lui donne l'air d'une scientifique qui examine l'air ambiant. Elle a les mais croisées derriere le dos. Le lundi "ponedelja" en slovene, á 14 h et des brouhettes, des gens mettent des chaises en rang pour le spectacle dans la salle idoine de l'ASYLUM CENTER. Il y a bientot des jeunes enfants isolés au milieu qui commencent á s'agiter sur un fond sonore. Ensuite ils bougent sur une musique rythmée. Puis une fillette timide souriante aux grands yeux fait mouvoir ses bras selon une percussion.
Apres cela, Sunny et Kennedy, les 2 guitaristes se lancent dans un chant Rom, Sunny joue sur une guitare désaccordée, Kennedy mene le chant d'une voix sonore en frappant la peau d'un djembé pour touriste du Senegal.
Mais quelqu'un entre et tout le monde murmure des choses : je ne le sais pas encore mais il s'agit de Katarina, THE BOSS OF AYLUM CENTER. Elle sourit beaucoup, et comme elle est arrivé en retard pour contempler le fruit du travail mené par les SOCIAL WORKERS, le spectacle reprend depuis le debut mais en succession d'echantillons representatifs. Entre chaque etape des scenes decrites, Helena se rapproche des protagonistes en opinant du chef afin de constater que tout se deroule comme prevu.
Apres 4 minutes de zapping audiovisuel, Katarina s'en retourne en souriant, Helena me fait savoir que c'est difficile, qu'elle a beaucoup de travail administratif a mener par ailleurs.
Le spectacle provoque un sentiment de malaise.
Sur une table, il y a un prospectus annonçant : hrepenenje duže, avec une photo d'un mec barbu gris qui sourit travaillé en tenue immaculée, comme un gourou : de la meditacija en perspective.
Flash info : le type d'á coté consulte un site d'Indian industry.
Reprenons :
Helena, the boss of social workers in ASYLUM CENTER, coordonne la chose. Helena est une petite dame qui aime Albert Camus même si c'est difficile. Elle marche vite á petits pas bruyants de ses talons aiguilles. Comme tous les social workers de la maison, elle porte une blouse blanche qui lui donne l'air d'une scientifique qui examine l'air ambiant. Elle a les mais croisées derriere le dos. Le lundi "ponedelja" en slovene, á 14 h et des brouhettes, des gens mettent des chaises en rang pour le spectacle dans la salle idoine de l'ASYLUM CENTER. Il y a bientot des jeunes enfants isolés au milieu qui commencent á s'agiter sur un fond sonore. Ensuite ils bougent sur une musique rythmée. Puis une fillette timide souriante aux grands yeux fait mouvoir ses bras selon une percussion.
Apres cela, Sunny et Kennedy, les 2 guitaristes se lancent dans un chant Rom, Sunny joue sur une guitare désaccordée, Kennedy mene le chant d'une voix sonore en frappant la peau d'un djembé pour touriste du Senegal.
Mais quelqu'un entre et tout le monde murmure des choses : je ne le sais pas encore mais il s'agit de Katarina, THE BOSS OF AYLUM CENTER. Elle sourit beaucoup, et comme elle est arrivé en retard pour contempler le fruit du travail mené par les SOCIAL WORKERS, le spectacle reprend depuis le debut mais en succession d'echantillons representatifs. Entre chaque etape des scenes decrites, Helena se rapproche des protagonistes en opinant du chef afin de constater que tout se deroule comme prevu.
Apres 4 minutes de zapping audiovisuel, Katarina s'en retourne en souriant, Helena me fait savoir que c'est difficile, qu'elle a beaucoup de travail administratif a mener par ailleurs.
Le spectacle provoque un sentiment de malaise.
mercredi 12 décembre 2007
De Slovenska filantropija
Parlons de l'équipe employée á Slovenska Filantropija, en attendant que j'en sache precisement sur l'histoire de l'association.
Il y a 3 champs d'action :
-Promotion du benevolat et du volontariat aupres des jeunes et des vieux, avec organisation de festival sur ce theme, tenus de stands, distribution de materiels (affiches, T-shirts, tracts), intervention dans les ecoles et lá oú il y a des vieux (encore que je ne sais pas si ce sont des mouroirs á la française ou les locaux d'association de retraité(e)s.
-Aide psychologique et juridique aux etrangers qui peuvent parfois etre demandeurs d'asile, voire refugié(e)s mais c'est une chose tres rare en Slovenie et nous decouvrirons bientôt pourquoi il y a tres peu de status accordés par ici, au limite d'oú ça a chauffé, oú ça risque fort de chauffer en ce moment et oú ça chauffera sans doute encore probablement (telle est la conclusion d'une discussion eut la semaine derniere avec une jeune kosovarde qui ne tenait visiblement pas á y rester). En pratique, accueil au local de l'association oú sont disponibles des connexions internet gratos, des cafés et des gens qui connaissent le droit des migrants, organisation d'activités avec les gens stockés á l'"asylum center" (mineur(e)s sans responsables legaux, hommes adultes isolés, couples et enfant(s)), visite et observation á l'"asylum center", au "Center for foreigners" qui acheve de ressembler á une prison et á la "integration home" ou un nom dans le style, qui est mise á la disposition des refugiés durant leur premiere année en Slovenie le temps qu'ils mettent á ''being integrated'' lá oú le parti national populiste Slovenska Nacionalna Stranka frôle les 20%.
J'ai du mal á me rappeler l'énoncé du 3e axe, je crois qu'il s'agit d'un travail de mise en reseau des diverses associations de la region.
Il y a donc une dizaine d'employé(e)s, des benevoles slovenes de tout âges et des individus non slovènes qui déambulent á coté de mon bureau qui est une table avec un ordinateur connecté au net, une corbeille á papier et une lampe - ce qui s'avere être exactement ce qu'il faut- , dans la même piece que celui de Nina et Nejc proncer "neilletss" (ils sont 2 employés bien rigolos qui parfois bafouillent 3 mots de français sans trop prendre au serieux le resultat, ce qui égale á peu pres mes performances en terrain slovene)
Alenka, Eva, Jaka -qui est mon tuteur ici- et la grande Nina (plus grande que l'autre Nina en années mais pas en centimètres) s´occupent du projet promotion du benevolat dans la piece d'á côté. A l'opposé de leur espace, il y a "Ejda" (originaires de Bosnie, elle parle aussi un français de meilleur qualité que l'anglais des alentours), Marina, "Ucha", mais je ne suis vraiment pas sûr de l'ortographe ni me d'avoir bien entendu leur prénoms, France est le responsable de ce qui est entrepris dans les centres d'acceuils des non-slovenes, plus 2 autres personnes dont je ne me rappelle plus le prenom. Et Tereza coordonne le tout depuis son bureau solitaire mais elle est souvent á l'exterieur.
Voilá pour le moment, j'entamerais les descriptions tout au long de l'année. Je ne sais pas s'il est bon que les membres de cette association prennent connaissance de mes impressions et elles sont bonnes mais je ne le dirais pas ici, donc dans le doute je m'abstiens de leur en faire prendre connaissance pour le moment.
Presentement suis connecté dans un endroit assez particulier : dans Metalkova, il y a une prison reconvertie en auberge de jeunesse oú 3 odinateurs connectés sont gratos mis á dispo du premier zouave qui passe, et du deuxieme aussi.
Tout á l'heure au Rog il y a une "jam session" oú tenterais de rencontrer des gens qui ont des relations avec les choses de l'Est.
"Se vidimo !" ce qui signifie "Id be nidaare" en Mossi.
Il y a 3 champs d'action :
-Promotion du benevolat et du volontariat aupres des jeunes et des vieux, avec organisation de festival sur ce theme, tenus de stands, distribution de materiels (affiches, T-shirts, tracts), intervention dans les ecoles et lá oú il y a des vieux (encore que je ne sais pas si ce sont des mouroirs á la française ou les locaux d'association de retraité(e)s.
-Aide psychologique et juridique aux etrangers qui peuvent parfois etre demandeurs d'asile, voire refugié(e)s mais c'est une chose tres rare en Slovenie et nous decouvrirons bientôt pourquoi il y a tres peu de status accordés par ici, au limite d'oú ça a chauffé, oú ça risque fort de chauffer en ce moment et oú ça chauffera sans doute encore probablement (telle est la conclusion d'une discussion eut la semaine derniere avec une jeune kosovarde qui ne tenait visiblement pas á y rester). En pratique, accueil au local de l'association oú sont disponibles des connexions internet gratos, des cafés et des gens qui connaissent le droit des migrants, organisation d'activités avec les gens stockés á l'"asylum center" (mineur(e)s sans responsables legaux, hommes adultes isolés, couples et enfant(s)), visite et observation á l'"asylum center", au "Center for foreigners" qui acheve de ressembler á une prison et á la "integration home" ou un nom dans le style, qui est mise á la disposition des refugiés durant leur premiere année en Slovenie le temps qu'ils mettent á ''being integrated'' lá oú le parti national populiste Slovenska Nacionalna Stranka frôle les 20%.
J'ai du mal á me rappeler l'énoncé du 3e axe, je crois qu'il s'agit d'un travail de mise en reseau des diverses associations de la region.
Il y a donc une dizaine d'employé(e)s, des benevoles slovenes de tout âges et des individus non slovènes qui déambulent á coté de mon bureau qui est une table avec un ordinateur connecté au net, une corbeille á papier et une lampe - ce qui s'avere être exactement ce qu'il faut- , dans la même piece que celui de Nina et Nejc proncer "neilletss" (ils sont 2 employés bien rigolos qui parfois bafouillent 3 mots de français sans trop prendre au serieux le resultat, ce qui égale á peu pres mes performances en terrain slovene)
Alenka, Eva, Jaka -qui est mon tuteur ici- et la grande Nina (plus grande que l'autre Nina en années mais pas en centimètres) s´occupent du projet promotion du benevolat dans la piece d'á côté. A l'opposé de leur espace, il y a "Ejda" (originaires de Bosnie, elle parle aussi un français de meilleur qualité que l'anglais des alentours), Marina, "Ucha", mais je ne suis vraiment pas sûr de l'ortographe ni me d'avoir bien entendu leur prénoms, France est le responsable de ce qui est entrepris dans les centres d'acceuils des non-slovenes, plus 2 autres personnes dont je ne me rappelle plus le prenom. Et Tereza coordonne le tout depuis son bureau solitaire mais elle est souvent á l'exterieur.
Voilá pour le moment, j'entamerais les descriptions tout au long de l'année. Je ne sais pas s'il est bon que les membres de cette association prennent connaissance de mes impressions et elles sont bonnes mais je ne le dirais pas ici, donc dans le doute je m'abstiens de leur en faire prendre connaissance pour le moment.
Presentement suis connecté dans un endroit assez particulier : dans Metalkova, il y a une prison reconvertie en auberge de jeunesse oú 3 odinateurs connectés sont gratos mis á dispo du premier zouave qui passe, et du deuxieme aussi.
Tout á l'heure au Rog il y a une "jam session" oú tenterais de rencontrer des gens qui ont des relations avec les choses de l'Est.
"Se vidimo !" ce qui signifie "Id be nidaare" en Mossi.
mardi 11 décembre 2007
De Metelkova, du Rog et des gens que l'on y croise
Au Menza pri kolitu (traduction approximative : cantine de l'auge).
Il y a des jongleurs qui jonglent et des acrobates qui acrobatent.
Manza c'est une des salles qui compose Metalkova qui est quand meme plus qu'un squat. Mais ne peux pas vous en dire plus sur ce qu'est Metalkova et sur comment c'est possible ce genre d'endroit proche du centre de la capitale de la Slovénie.Il y a beaucoup de choses qui se passent ces derniers jours, voici en vrac intéressant ce que trouve (toujours été surpris par la formulation á la Ronsard : »et pour ce aimez moi, cependant qu'etes belle«) :-Allant á la grande librairie pour trouver quelques livres, se demandant si Tintin est traduit en slovene et bien oui. Acquiert Tin et le sceptre d'Otokar qui se dŕoule dans un pays petit méconnu aux us et coutumes pareils, allons savoir oú Hergé alla puiser son inspiration.
Remarquable : regardant les calendriers disponibles pour egayer le coin de chambre oú je m'allonge nuitament sur un lit.Dans la salle principale du magasin, il y a, bien en évidence parmi quelques autres calendriers grands formats, les dominants tous, comment dire : á ĺ'aide d'un combiné téléphonique, une plantureuse se frotte le sanctuaire á la page »Januar«.Et le photographe nous epargne la peine de nous imaginer á quoi ressemble son anatomie intime précitée. Une image quasi pas erotique tellemement elle est explicite, tronant au mileu d'une papeterie grand publique oú des mémés viennent acheter leur carte de voeux.
Il y a une installation lumineuse representant le cosmos, l'univers, une galaxie ce genre de chose, qui surplombe une rue TRES passante en plein centre. Lorsque la nuit, les petites ampoules dessinent clairement des etoiles, Saturne et son anneau, une grosse planete entourée de meteores qui fusent en orbite.
Mais en journée sans eclairage, on ne voit qu'une sphere rosatre qu'on assimile rapidement a un ovule geant guetté par des spermatozoide frenetiques. Le matin ce dernier week-end, depuis l'appartement on entend un accordeon jouant invariablement le meme air qui n'est pas laid. On ne percoit pas les accentuation du rhytme, du haut de l'immeuble, seulement des nappes de melodie par intermittence entre trois voitures et un autobus
La scene des rastas : celle lá survenu hier soir, elle est assez incroyable parce que difficilement imaginable a moins d'etre un scenariste tordu qui met ses protagonistes dans des situations un peu de merde.
RDV avec Simon le lundi 10/12 á 16h45. Le rejoins pres du conservatoire »philharmonia«. Á coté de Simon est assis »Moden«, il est bulgare. Il parle un anglais de paquet de Corn flakes en roulant les R comme une tondeuse á gazon :
-»Yes, it is veL-L-L-L-y best, man !«
Echangeons de quoi nous retrouver plus tard, lá oú Moden dort provisoirement avec des amis : je sais seulement qu'ils sont musiciens comptant sur leur production acoustique pour financer leur trajet jusqu'en Espagne. Ils ne veulent pas beg tonight, faut dire que ça caille sec, ils restent á jouer entre eux au »Rog«. Sous ce nom rugueux il y a un squat davantage que Metalkova.
Apres un tour de visite avec Simon, qu'il me montre le lieu oú dort Moden et ses amis vagabonds, nous retournons á Metalkova oú j'assiste au jonglage en commencçant á écrire ce texte. A 19h, retourne au Rog, c'est un ancienne usine de fabrication de vélo durant la Yougoslavie. Desaffectée oú se trouve maintenant des ateliers d'artistes au dela de l'Underground.
Se frayant un passage dans l'obscurité jusqu'á l'escalier principal, apres la porte qui donne sur un hangar que des skaters unsympathetic retapent en installant des rampes, virant sans menagement de leur espace tous les curieux comme nous. Au premier etage, croise Moden et Gael qui sont en route pour dehors des instruments á la main.
»Putain la galere« est l'enoncé qui synthetise l'histoire de Gael le français dans les Balkans oú il se rendit pour participer á un »gathering Rainbow«. Ce serait comique s'il en etait sorti mais lors de notre entrevue, il acheve de s'endetter pour payer une caisse pourrite, il se dirige vers -2°C pour faire la manche en pleine nuit, hum. Et ce n'est pas fini attendez. Je propose des euros pour qu'il n'aille pas faire le con et se paye l'essence necessaire pour rentrer plus proche.
Il refuse poliment mais il accourrera une heure plus tard pour accepter. Entretemps ai rencontré les amis de Moden qui sont des rastas respectivement bulgare, greque et slovene.
On joue la musique mais ils semblent posseder une meilleure connaissance des techniques de roulage de cigarettes qui font rire que des musiques des Balkans.
Le rasta slovene il joue du djembé sur la musique que produit son ordinateur, il est relié á un bafle fait á la maison constitié de hauts parleurs de toutes tailles montés sur ce qui ressemble a un imposant panier en osier pourvu de bretelles pour le porter au dos. Il ferme les yeux en tapant de maniere assez arythmique sur le reggae diffusé, et ça lui demande une concentration incroyable.
Dans cette ambiance particuliere, nos phrases en anglais se ponctuent progressivement de »you know, man !«, »hey, Man !«, tandis que l'ami bulgare roule les R et les cigarettes.
»It's quite c-L-L-L-azy, man !«.
Mais brusquement, Moden se pointe en demandant une lampe becauze the-L-L-e iz a p-L-L-oblem wiz someone d-L-L-L-L-unk outside. Nous sortons et la situation est suffisament confuse pour que tous les habitants de Rog se retrouve dan la cour. Ce que j'ai compris, c'est que, de meche avec le gardien imposé par la municipalité qui garde l'entré, un type a frappé a plusieurs reprises Gael qui rentrais, puis l'a menacé avec un couteau. Ce type est un small guy qui a l'air assez dingo, un petit blondinet sec en chemise bleu qui a l'air assez fier de lui lorsqu'il est entouré de personnes qui lui demande pourquoi il en arrive lá. Sur ce, il colle un coup de poing á la femme la plus proche en s'enfuyant dans un batiment desaffectés oú dorment quelques squatteurs. Il sera finalement pris par la police, et je vais recuperer mes affaires en conseillant á Gael de rentrer en France repenser á tout ça au lieu d'aller vendre sa caisse ripoute en Croatie, il s'apprete á y retourner.
Bientot des relations des choses de l'organisation Slovenska filantropija avec laquelle je travaille maintenant.
Il y a des jongleurs qui jonglent et des acrobates qui acrobatent.
Manza c'est une des salles qui compose Metalkova qui est quand meme plus qu'un squat. Mais ne peux pas vous en dire plus sur ce qu'est Metalkova et sur comment c'est possible ce genre d'endroit proche du centre de la capitale de la Slovénie.Il y a beaucoup de choses qui se passent ces derniers jours, voici en vrac intéressant ce que trouve (toujours été surpris par la formulation á la Ronsard : »et pour ce aimez moi, cependant qu'etes belle«) :-Allant á la grande librairie pour trouver quelques livres, se demandant si Tintin est traduit en slovene et bien oui. Acquiert Tin et le sceptre d'Otokar qui se dŕoule dans un pays petit méconnu aux us et coutumes pareils, allons savoir oú Hergé alla puiser son inspiration.
Remarquable : regardant les calendriers disponibles pour egayer le coin de chambre oú je m'allonge nuitament sur un lit.Dans la salle principale du magasin, il y a, bien en évidence parmi quelques autres calendriers grands formats, les dominants tous, comment dire : á ĺ'aide d'un combiné téléphonique, une plantureuse se frotte le sanctuaire á la page »Januar«.Et le photographe nous epargne la peine de nous imaginer á quoi ressemble son anatomie intime précitée. Une image quasi pas erotique tellemement elle est explicite, tronant au mileu d'une papeterie grand publique oú des mémés viennent acheter leur carte de voeux.
Il y a une installation lumineuse representant le cosmos, l'univers, une galaxie ce genre de chose, qui surplombe une rue TRES passante en plein centre. Lorsque la nuit, les petites ampoules dessinent clairement des etoiles, Saturne et son anneau, une grosse planete entourée de meteores qui fusent en orbite.
Mais en journée sans eclairage, on ne voit qu'une sphere rosatre qu'on assimile rapidement a un ovule geant guetté par des spermatozoide frenetiques. Le matin ce dernier week-end, depuis l'appartement on entend un accordeon jouant invariablement le meme air qui n'est pas laid. On ne percoit pas les accentuation du rhytme, du haut de l'immeuble, seulement des nappes de melodie par intermittence entre trois voitures et un autobus
La scene des rastas : celle lá survenu hier soir, elle est assez incroyable parce que difficilement imaginable a moins d'etre un scenariste tordu qui met ses protagonistes dans des situations un peu de merde.
RDV avec Simon le lundi 10/12 á 16h45. Le rejoins pres du conservatoire »philharmonia«. Á coté de Simon est assis »Moden«, il est bulgare. Il parle un anglais de paquet de Corn flakes en roulant les R comme une tondeuse á gazon :
-»Yes, it is veL-L-L-L-y best, man !«
Echangeons de quoi nous retrouver plus tard, lá oú Moden dort provisoirement avec des amis : je sais seulement qu'ils sont musiciens comptant sur leur production acoustique pour financer leur trajet jusqu'en Espagne. Ils ne veulent pas beg tonight, faut dire que ça caille sec, ils restent á jouer entre eux au »Rog«. Sous ce nom rugueux il y a un squat davantage que Metalkova.
Apres un tour de visite avec Simon, qu'il me montre le lieu oú dort Moden et ses amis vagabonds, nous retournons á Metalkova oú j'assiste au jonglage en commencçant á écrire ce texte. A 19h, retourne au Rog, c'est un ancienne usine de fabrication de vélo durant la Yougoslavie. Desaffectée oú se trouve maintenant des ateliers d'artistes au dela de l'Underground.
Se frayant un passage dans l'obscurité jusqu'á l'escalier principal, apres la porte qui donne sur un hangar que des skaters unsympathetic retapent en installant des rampes, virant sans menagement de leur espace tous les curieux comme nous. Au premier etage, croise Moden et Gael qui sont en route pour dehors des instruments á la main.
»Putain la galere« est l'enoncé qui synthetise l'histoire de Gael le français dans les Balkans oú il se rendit pour participer á un »gathering Rainbow«. Ce serait comique s'il en etait sorti mais lors de notre entrevue, il acheve de s'endetter pour payer une caisse pourrite, il se dirige vers -2°C pour faire la manche en pleine nuit, hum. Et ce n'est pas fini attendez. Je propose des euros pour qu'il n'aille pas faire le con et se paye l'essence necessaire pour rentrer plus proche.
Il refuse poliment mais il accourrera une heure plus tard pour accepter. Entretemps ai rencontré les amis de Moden qui sont des rastas respectivement bulgare, greque et slovene.
On joue la musique mais ils semblent posseder une meilleure connaissance des techniques de roulage de cigarettes qui font rire que des musiques des Balkans.
Le rasta slovene il joue du djembé sur la musique que produit son ordinateur, il est relié á un bafle fait á la maison constitié de hauts parleurs de toutes tailles montés sur ce qui ressemble a un imposant panier en osier pourvu de bretelles pour le porter au dos. Il ferme les yeux en tapant de maniere assez arythmique sur le reggae diffusé, et ça lui demande une concentration incroyable.
Dans cette ambiance particuliere, nos phrases en anglais se ponctuent progressivement de »you know, man !«, »hey, Man !«, tandis que l'ami bulgare roule les R et les cigarettes.
»It's quite c-L-L-L-azy, man !«.
Mais brusquement, Moden se pointe en demandant une lampe becauze the-L-L-e iz a p-L-L-oblem wiz someone d-L-L-L-L-unk outside. Nous sortons et la situation est suffisament confuse pour que tous les habitants de Rog se retrouve dan la cour. Ce que j'ai compris, c'est que, de meche avec le gardien imposé par la municipalité qui garde l'entré, un type a frappé a plusieurs reprises Gael qui rentrais, puis l'a menacé avec un couteau. Ce type est un small guy qui a l'air assez dingo, un petit blondinet sec en chemise bleu qui a l'air assez fier de lui lorsqu'il est entouré de personnes qui lui demande pourquoi il en arrive lá. Sur ce, il colle un coup de poing á la femme la plus proche en s'enfuyant dans un batiment desaffectés oú dorment quelques squatteurs. Il sera finalement pris par la police, et je vais recuperer mes affaires en conseillant á Gael de rentrer en France repenser á tout ça au lieu d'aller vendre sa caisse ripoute en Croatie, il s'apprete á y retourner.
Bientot des relations des choses de l'organisation Slovenska filantropija avec laquelle je travaille maintenant.
jeudi 6 décembre 2007
Rad bi ene pivo, prosim
C'est ce qu'il ne faut pas prononcer si l'on se trouve devant le bar du KUD France Preseren voir lá : http://www.kud-fp.si/ ,du nom du Victor Hugo slovene, mais c'est peut etre francocentrique, eux diraient que Victor Hugo est notre France Preseren français, alors disons que c'est leur France Preseren slovene et les vaches seront bien gardées. D'oú équation
France Preseren = Victor Hugo slovene = France Prešeren français = France Prešeren).
Recapitulation des 3 derniers jours :
Soirée nuits : quitte Strasbourg chargé de 2 sacs lourds comme des ânes morts lesté avec du plomb mouillé. Vois d´filé des franco-allemands puis la permutation s'effectue progressivement, ce ne sont bien que des allemands-allemands, puis des allemands-autrichiens, des autrichiens-slovenes finalement des slovenes-slovenes avec un grumeau français qui ne se melange pas trop dans la solution.A l'arrivee, on se sent moins vaillant dan sune grosse ville aux trottoirs humides les eclairages blafards assez.Manqué de partir pour Zagreb parce que la halte á Ljubljana est courte lorsqu'il faut extirper le poids de plombs morts lestés avec des ânes mouillés.A l'ouverture des portes, aperçois celle qui se revele etre Alenka, nous parlons de choses simples dans un anglais bon marché. Direct á l'appartement non loin de l'arret de bus Kino šiška.
Ca ne trompe pas, kino c'est comme l'allemand cinema oú je ne manquerais pas d'aller contempler quelques films du terroir, á moins que ce ne fussâmes quelques blockbusters sous titré, qui nourrira la part de mediocrité qu'on a le droit de cultiver tranquillement sans trop bruler de synapses.
Donc mais nous attendons THE OWNER (parfois aussi évoqué sous le pseudonyme THE LANDLORD), qui se revele finalement etre THE OWNER'S WIFE, (mais depuis nous avons rencontré l'autre en personne..), qui nous donne les clés apres nous avoir fait visiter THE FLAT, nous rencontrons tres brievement un de mes 3 THE FLATMATES.
Ne me rappelle pas somn prenom mais ce que je sais de lui depuis les 3 soirs que je visite THE FLAT, c'est qu'il regarde l'unique television de THE FLAT dans sa chambre duquel fut fermé invariablement sa porte. Mais on echangeame tout de meme des attitudes sympathiques durant la premiere rencontre.
Un autre est rencontrë ONE peu plus LATE, et je CAN TELL vous dire que HE met du gel dans ses cheveux fou et qu'il prends des douches. Des fois il n'est pas lá.
Le troisieme dans l'ordre rencontré s'appelle Kristian, il etudie l'electrotechnique á Ljubljana. Nous parlasse un un anglais pas trop cher pour dire des choses efficaces.
Bon je publie deja ca parce que la fatigue me guette apres une journee passee devant dans les locaux de l'qssociation dont je detaillerais les choses tres bientot.
Rapidement, hier soir je fut utilisé dan la strategie d'approche seductrice qu'a deployé un type hirsute barbu un peu fou un peu violent mais malin et sympathique tout de meme (comme ça sans reflechir, il ressemble a l'image mentale que j'ai de Raspoutine), envers une compagnie de gentes dames, il parlait vite un anglais de bon aloi, et finalement je me leve pour entendre le concert d'etnik muzik que je vins voir par curiosité, ca s'appelle SEDDEF, et ca fait penser á du flamenco á rythme assymetrique chanté en slovene ou en bosniaque je peux pas encore faire la difference. Le lieu du concert s'appelle le KUD France Prešeren et c'est lá que l'on ne doit pas prononcer la phrase premiere, encore moins reiterer sa demande lorsque l'on a pas beaucoup mangé ni a midi ni le soir, auquel cas les 2 pivo Union que l'on vous sert vous mette dans un état d'ecrire des choses sans intérets.
France Preseren = Victor Hugo slovene = France Prešeren français = France Prešeren).
Recapitulation des 3 derniers jours :
Soirée nuits : quitte Strasbourg chargé de 2 sacs lourds comme des ânes morts lesté avec du plomb mouillé. Vois d´filé des franco-allemands puis la permutation s'effectue progressivement, ce ne sont bien que des allemands-allemands, puis des allemands-autrichiens, des autrichiens-slovenes finalement des slovenes-slovenes avec un grumeau français qui ne se melange pas trop dans la solution.A l'arrivee, on se sent moins vaillant dan sune grosse ville aux trottoirs humides les eclairages blafards assez.Manqué de partir pour Zagreb parce que la halte á Ljubljana est courte lorsqu'il faut extirper le poids de plombs morts lestés avec des ânes mouillés.A l'ouverture des portes, aperçois celle qui se revele etre Alenka, nous parlons de choses simples dans un anglais bon marché. Direct á l'appartement non loin de l'arret de bus Kino šiška.
Ca ne trompe pas, kino c'est comme l'allemand cinema oú je ne manquerais pas d'aller contempler quelques films du terroir, á moins que ce ne fussâmes quelques blockbusters sous titré, qui nourrira la part de mediocrité qu'on a le droit de cultiver tranquillement sans trop bruler de synapses.
Donc mais nous attendons THE OWNER (parfois aussi évoqué sous le pseudonyme THE LANDLORD), qui se revele finalement etre THE OWNER'S WIFE, (mais depuis nous avons rencontré l'autre en personne..), qui nous donne les clés apres nous avoir fait visiter THE FLAT, nous rencontrons tres brievement un de mes 3 THE FLATMATES.
Ne me rappelle pas somn prenom mais ce que je sais de lui depuis les 3 soirs que je visite THE FLAT, c'est qu'il regarde l'unique television de THE FLAT dans sa chambre duquel fut fermé invariablement sa porte. Mais on echangeame tout de meme des attitudes sympathiques durant la premiere rencontre.
Un autre est rencontrë ONE peu plus LATE, et je CAN TELL vous dire que HE met du gel dans ses cheveux fou et qu'il prends des douches. Des fois il n'est pas lá.
Le troisieme dans l'ordre rencontré s'appelle Kristian, il etudie l'electrotechnique á Ljubljana. Nous parlasse un un anglais pas trop cher pour dire des choses efficaces.
Bon je publie deja ca parce que la fatigue me guette apres une journee passee devant dans les locaux de l'qssociation dont je detaillerais les choses tres bientot.
Rapidement, hier soir je fut utilisé dan la strategie d'approche seductrice qu'a deployé un type hirsute barbu un peu fou un peu violent mais malin et sympathique tout de meme (comme ça sans reflechir, il ressemble a l'image mentale que j'ai de Raspoutine), envers une compagnie de gentes dames, il parlait vite un anglais de bon aloi, et finalement je me leve pour entendre le concert d'etnik muzik que je vins voir par curiosité, ca s'appelle SEDDEF, et ca fait penser á du flamenco á rythme assymetrique chanté en slovene ou en bosniaque je peux pas encore faire la difference. Le lieu du concert s'appelle le KUD France Prešeren et c'est lá que l'on ne doit pas prononcer la phrase premiere, encore moins reiterer sa demande lorsque l'on a pas beaucoup mangé ni a midi ni le soir, auquel cas les 2 pivo Union que l'on vous sert vous mette dans un état d'ecrire des choses sans intérets.
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