Dans la salle amenagee par les membres du centre social du ROG.
Avais sous estime l'agitation de ces lieux en n'apercevant que le coin des rastas balkaniques. Ici, il y a des projections de films, des discussions organisées, des militants d'Argentine, des USA, de Slovenie, d'Italie.
2 films :
- le premier est une emission intitulé "the pinky show" dont le theme est "how to solve illegal immigration".
Recommande chaudement : http://www.pinkyshow.org/
On peut y visionner l'emission en question, c'est assez efficace.
- Le 2e est intitulé "fraternité et amitié" en slovene ne me rappelle plus, du nom d'un projet de construction d'autoroutes entamé durant la Yougoslavie.
C'est une enquete sur les conditions de travail des ouvriers qui travaillent actuellement sur le chantier de renovation de ces voies rapides. La quasi-totalité de ces ouvriers est originaire de Bosnie, du Kosovo, certains de Bulgarie et de Macedoine. Ils travaillent de 12 heures par jour dans des conditions indignes pour de quoi subvenir aux besoin d'une famille restée au pays. Les plus jeunes non mariés racontent en rigolant leur tentatives repetés dans les discoclub du coin oú ils flambent leur salaire. Les enqueteurs prennent soin d'identifier chaque ouvrier en lui demandant de se presenter, l'endroit oú il est né, laissant filtrer ce qu'ils aiment faire et qui ils sont, sortis de l'anonymat de leur combinaison de travailleur de la route.
Assez incroyable aussi, ai pu recycler les quelques expressions de moore appris au Burkina Faso. En recontrant Louis qu'ici les slovenophone prononce "Louisse", originaire d'un village de l'Est de la Côte d'Ivoire. Il doit etre a peu pres aussi surpris que moi de pouvoir prononcer quelques formules de politesse en sa langue maternelle. Ne y yungo, kiemame ? Puusa barka, id be nidaare sont celles dont me rappelle. A la guitare execute une melodie qu'avais transmis Jacob Salem, ce musicien mossi qui etait autrefois un des assistants de l'ex-mogo naaba local, racontait ses anecdotes lors de nos rencontres sur les bancs au Centre Culturel Français de Ouagadougou.
Le pourquoi de comment c'est possible rencontrer probablement l'unique mossi de Slovenie est ainsi :
Le 22/12/07 á 15h30, me rends a l'Asylum Center (A.C.) afin de rencontrer ceux qui ont lu les affiches traduites en plusieurs langues que j'avais affiché un peu partout. Mais echec total, d'abord je dois discuter 15 minutes avec les gardiens qui me disent que personne de n'est autorisé a rentrer sans l'autorisation special de Katarina. Ce dont ni Helena, ni Ajda dont j'avais demandé les conseils pour fixer une date de reunion judicieuse, ne m'avait prevenu. Peut etre aussi parce que les gardiens sont simplement arbitraires. Mais ils me laissent finalement rentrer, pour constater que personne parmi les gens stockés au centre n'a repondu a l'appel. Je vais donc commencer ce que j'ai envie de faire avec Sunny et Kennedy, a savoir des cours de guitare, et des cours d'anglais et de slovene (modestement je peux proposer d'apprendre avec ceux que ça interesse en apportant un peu de methode et de la documentation) puis nous verrons quels autres modes de communication plus efficaces on peut employer ici. Donc je repars dans la neige vers le centre ville avec mon sac, ma guitare, le gateau au chocolat et les boissons qui serviront finalement bientôt.
Pour aller á l'A.C. depuis le centre ville, il faut prendre le bus 6 direction Mestni Log. C'est assez loin au dela du "ring", la rocade disait on a Toulouse, la circulaire disait on a Ouagadougou. Bref une fois descendu a l'avant dernier arret, il faut marcher 10 mn pour passer sous le dit ring, cheminer sur un petit pont surmontant une riviere d'un emeraude sale oú glapissent des canards frais.
Á 100m de l'entré de l'A.C., sur le trottoir de gauche, il y a par terre un crapaud de belle taille ecrasé. Pour qui n'est pas familier avec la texture de la peau, on peut le confondre aisement avec un sachet rabougri, mais c'est bien une combinaison integrale de crapaud qui n'en finit pas de se decomposer au climat glacial de ce pays. A chaque passage, il repond present, plus ou moins recouvert d'un voile de neige evoquant du zeste de noix de coco.
Une fois en ville, un passage par Metelkova qui est desesperement desert, alors redirection vers l'arret de bus le plus proche poue rentrer, attente vaine du Bus 25 durant 30 mn, bifurcation par le Rog oú peut etre il y a les rastas aux R roulant.
Mais personne, alors apercois une lumiere dans un des batiment, j'entre et je rencontre 3 types : Louis, et les 2 autres me rappelle plus du prenom, un est iranien l'autre est bosniaque.
l'iranien est en train de cuisiner, je propose le gateau au chocolat et les boissons contre le plat de resistance. Marché conclu. Le soir, les membres du centre social du Rog se pointent et les evenements pre-cités se produisent. Ca tombent bien, ils sont riches d'enseignement sur les relations avec les choses de l'Est et d'au dela parfois.
P.s : le titre du message est le titre d'un groupe. "a great band" commente celle qui m'ecrit la reference des artistes et du morceau sur lequel tout le monde danse tard dans la nuit dans la grande piece chauffé au poele en fonte.
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